
Voilà, en tout cas la lecture « fondamentaliste » que fait le philosophe français. Lecture
fautive. Ce que l'on peut reprocher à Onfray, c'est qu'il lit l'Évangile au
pied de la lettre, tout comme les fondamentalistes issus du Protestantisme. Pour lire les Évangiles, il
faut se faire une idée générale de Jésus, de sa mission, de ses fins. C'est le
noyau central. Pour l'Église catholique, c'est le message d'amour, de pardon et
de libération et, bien sûr, de résurrection, qui domine. Une fois ce noyau
central constitué, on cherche ensuite à expliquer des passages ou des points de
l'enseignement de Jésus qui paraissent entrer en conflit avec le noyau central
de l'enseignement de l'Église. Onfray n'adhère absolument pas à ce noyau
central. Au contraire, pour lui, le noyau central des Évangiles, c'est la mort et le
malheur insidieux qui aliènent l'homme. On peut comprendre que le passage de
Luc 19 27 corrobore sa « lecture ». Voyez-vous comment ce qu'on lit est
déterminé par nos croyances ? Le chrétien catholique cherche à comprendre
l'évangile selon le mot de saint Augustin : fides quaerens intellectum qui,
lui-même, reprend le mot du prophète Ésaie (7, 9 ) : « Si vous ne croyez pas, vous
ne comprendrez pas. » Puisque Onfray ne croit en rien des Évangiles, il va de soi qu'il n'y comprend rien.
Autrement dit, il est impossible de critiquer votre religion, car il faut y croire avant de la comprendre. Belle mentalité dogmatique.
RépondreSupprimerImaginons 30 étudiants à leur premier cours de philo. Si aucun n'a confiance à notre système d'éducation et aucun n'accorde la moindre crédibilité à l'enseignant, comment vont-ils faire alors pour motiver leur attention et comprendre ce qui leur sera enseigné?
SupprimerIl faut croire d'abord à la sagesse de l'Amour (agapê). Commencez par là, et votre raison suivra tout naturellement.
RépondreSupprimerCroire pour comprendre ou comprendre pour croire ? Où pourquoi pas lier les deux?
RépondreSupprimerImaginons 30 étudiants à leur premier cours de philo. Si aucun n'a confiance à notre système d'éducation et aucun n'accorde la moindre crédibilité à l'enseignant, comment vont-ils faire alors pour motiver leur attention et comprendre ce qui leur sera enseigné?
Par contre, par le seul fait de croire l'enseignant, les étudiants auront-ils tous compris? Bien sûr que non. La crédibilité étant le premier pas, ils auront besoin par la suite d'être attentif à son enseignement pour comprendre et par ce fait même, sa crédibilité croîtra. L'un alimentera l'autre, donc croire pour comprendre et comprendre pour croire...
Juste un petit mot sur M. Onfray, j'en ai assez que ce personnage se fasse le porte-parole des classes populaires. Je suis ouvrier et je ne partage absolument pas sa vision des choses qui est partiale et bien souvent méchante (jetons un œil sur la couverture d'un de ses livres où est écrit en gros "Onfray la passion de la méchanceté..."; même si soi-disant il s'agit de Sade, pour moi c'est un aveu qui dit clairement sa propre méchanceté). Je suis un tard venu à la pensée et aux arts et je me dis heureusement qu'Onfray n'était pas connu à l'époque car maintenant c'est trop tard il ne pourra jamais m'attraper dans la toile de sa pensée qui est pauvre voire même misérable et en tout cas fatale. Que quelqu'un me dise enfin quelle est sa philosophie, qu'a-t-il inventé ? Il ne fait que reprendre des auteurs anciens pour les jeter contre d'autres auteurs jugés "toxiques" ("les êtres toxiques il faut les écarter", entendu dans une de ses conférences, si je suis un de ses disciples je vire de ma bibliothèque la moitié des livres). J'aime penser par moi-même et que quelqu'un me dise ce que je dois penser de tel auteur, de la bible ... m'agace comme si cette personne était la première à lire ces livres et à en dénicher la supercherie que personne n'aurait vu depuis des siècles ! Voilà en fait ce qui me déplaît chez Onfray : il est très vaniteux, il veut se voir comme le premier
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